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Signature de l'accord tripartite

08.06.2026

Signature de l'accord tripartite
L'accord tripartite a été signé ce lundi au ministère d'État, en présence du Président de la CGFP, Romain Wolff, et du Secrétaire général Steve Heiliger.

Auparavant, la Conférence des Comités restreinte de la CGFP s’était réunie afin d’examiner en détail l’accord négocié  entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Le compromis présenté a reçu le plein soutien des délégués et a été approuvé à l’unanimité.
 
Selon la CGFP, il s’agit d’un accord équilibré et responsable, capable de répondre aux défis nationaux et internationaux actuels. Il apporte des mesures concrètes pour maîtriser les prix de l’énergie, contenir l’inflation et renforcer le pouvoir d’achat des particuliers. C’est précisément dans cet esprit que la CGFP avait revendiqué la convocation d’une tripartite : parvenir à une solution durable, sans toutefois accepter un accord à n’importe quel prix.
 
La CGFP a particulièrement insisté sur la nécessité de réduire les coûts énergétiques pour les ménages. Plusieurs mesures centrales répondant à cette revendication ont été retenues. L’État prendra temporairement en charge une partie des surcoûts liés à la hausse des prix de l’énergie.
 
Allègement sensible pour les ménages
 
Du 1ᵉʳ juillet au 31 décembre 2026, l’État réduira les accises de 5 centimes par litre sur le diesel et l’essence lorsque les prix dépasseront le niveau du 1ᵉʳ février 2026. Pour les ménages consommant moins de 25 000 kWh par an, le prix de l’électricité sera abaissé de 4 centimes par kWh à partir du 1ᵉʳ août et jusqu’à la fin de l’année, en complément des mesures existantes. Une aide de 15 centimes par m³ sera accordée pour le gaz aux clients disposant d’un compteur domestique standardisé. Un soutien financier de 15 centimes par litre sera également introduit pour le gasoil.
 
La principale revendication de la CGFP concernant l’adaptation du barème fiscal à l’inflation a également été prise en compte. Au 1er juin, un crédit d’impôt conjoncture sera mis en place, dont le montant correspondra à l’ajustement du barème fiscal d’une tranche d’indexation. Le crédit d’impôt sera intégré durablement dans le barème fiscal à partir du 1ᵉʳ janvier 2027.
 
La CGFP obtient des avancées dans le domaine du logement
 
Face à la situation tendue du marché du logement, aggravée par les développements géopolitiques au Moyen‑Orient, l’accord comprend deux améliorations majeures directement liées aux revendications de la CGFP.
 
Le plafond du montant remboursable dans le cadre du taux de TVA super‑réduit de 3 % pour la construction ou la rénovation de la résidence principale sera doublé, passant de 50 000 à 100 000 euros, sous réserve de l’accord de la Commission européenne. Par ailleurs, la limite d’âge de 40 ans pour bénéficier du doublement des montants déductibles dans le cadre des contrats d’épargne‑logement sera supprimée, répondant ainsi à une demande essentielle de la CGFP.
 
Les partenaires sociaux et les acteurs concernés analyseront régulièrement, avec le gouvernement, l’évolution du marché du logement afin d’évaluer les mesures existantes, proposer des ajustements ciblés et renforcer la coopération.
 
Le mécanisme d’indexation reste inchangé
 
Les délégués ont accueilli avec satisfaction le maintien intégral du mécanisme d’indexation. La CGFP avait d’emblée précisé qu’elle ne soutiendrait pas un accord incluant une manipulation de l’index.
 
La CGFP salue également la hausse nette et progressive du salaire social minimum. Pour les personnes à faibles revenus, de plus en plus fragilisées, cette mesure revêt une importance particulière. Par ailleurs, la Conférence des Comités s’est réjouie lors de sa dernière réunion, que la transition énergétique est accélérée grâce à des mesures ciblées.
 
Poursuite du dialogue social
 
La CGFP a obtenu l’intégration d’une clause de rendez‑vous dans l’accord tripartite. Au sein du futur « Comité de suivi tripartite », le gouvernement et les partenaires sociaux évalueront les mesures prévues et examineront d’éventuels ajustements. Ce comité se réunira pour la première fois d’ici octobre, garantissant ainsi la continuité d’un dialogue social constructif, pilier du modèle luxembourgeois.